Macedonia Orientale e Tracia
L'année 1923 aurait dû effacer toute présence musulmane du nord de la Grèce, comme ce fut le cas ailleurs lors du grand échange de...
Mis à jour le 10 juillet 2026
Macedonia Orientale e Tracia
Explorer
Provinces
En cette saison · Juillet · Été
Que faire à Macedonia Orientale e Tracia maintenant
Le récit
L'histoire de Macedonia Orientale e Tracia
Une terre frontière, des Thraces à l'Empire ottoman
Avant d'être grecque, cette région fut le cœur du peuple thrace, des tribus guerrières déjà mentionnées par Homère, adonnées au culte de Dionysos et à une culture de l'or que les fouilles menées dans la zone d'Ismaros et dans l'arrière-pays continuent de mettre au jour. Les Macédoniens de Philippe II l'annexèrent au IVe siècle av. J.-C., y fondant des colonies stratégiques comme Philippes ; puis vinrent Rome, qui y traça la Via Egnatia, et Byzance, qui la tint pendant un millénaire comme rempart oriental. Au XIVe siècle, la Thrace tomba sous domination ottomane, qui y resta près de cinq siècles, laissant mosquées, bazars, hammams et une toponymie encore lisible aujourd'hui. Ce n'est qu'après les guerres balkaniques et la Première Guerre mondiale que la région revint à la Grèce, avec Kavala annexée en 1913 et la Thrace occidentale définitivement en 1920 : un passage récent qui explique pourquoi le tissu multiculturel est resté aussi intact.
Philippes, où l'Europe entendit pour la première fois l'Évangile
Fondée en 356 av. J.-C. par Philippe II de Macédoine sur un établissement thrace plus ancien, Philippes devint célèbre pour la bataille de 42 av. J.-C. au cours de laquelle Octave et Marc Antoine vainquirent Brutus et Cassius, et plus encore pour l'an 49 ou 50 apr. J.-C., lorsque Paul de Tarse y tint sa première prédication en sol européen et baptisa Lydie, la marchande de pourpre, le long du fleuve Gangitès. Le site archéologique, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2016, conserve le forum romain, le grand théâtre hellénistique encore utilisé pour des spectacles en été, les basiliques paléochrétiennes et la prison traditionnellement associée à la détention de l'apôtre. Marcher parmi ces pierres, avec le mont Orbélos en toile de fond, c'est traverser trois mille ans d'histoire en moins d'une heure.
Kavala et l'héritage de Méhémet Ali
Le chef-lieu de la province du même nom s'accroche à un promontoire couronné par l'aqueduc de Kamares, construit au XVIe siècle sur ordre de Soliman le Magnifique, et par la vieille ville de Panagia, un dédale de maisons ottomanes aux balcons en bois en encorbellement. C'est ici que naquit en 1769 Méhémet Ali, le pacha qui allait fonder la dynastie royale d'Égypte : sa maison natale, aujourd'hui transformée en musée, et l'imaret qu'il fit construire pour nourrir les pauvres de la ville racontent un lien surprenant entre ce port thrace et le Nil. Du port partent les ferries vers Thasos, tandis qu'à quelques kilomètres au nord on atteint en quelques minutes les fouilles de Philippes.
Thasos, l'île verte au marbre blanc
Séparée de la côte par à peine douze kilomètres de mer, Thasos fut colonisée par les Grecs de Paros au VIIe siècle av. J.-C. précisément pour en exploiter les mines d'or et, surtout, le marbre blanc qui rendit l'île célèbre dans toute la Méditerranée antique. Limenas, le chef-lieu, conserve l'agora antique, le théâtre creusé dans la roche et un petit port qui semble n'avoir guère changé. La côte alterne des plages de sable doré comme Golden Beach et des criques spectaculaires comme Saliara, la fameuse plage de marbre, où les débris de marbre blanc donnent à l'eau une couleur turquoise presque irréelle. L'intérieur, couvert de pins et de châtaigniers, abrite des villages de montagne comme Panagia et Theologos, avec leurs maisons en pierre et en ardoise typiques de l'architecture traditionnelle thassiote.
Xanthi, la ville du tabac et des marchands
La vieille ville de Xanthi se visite comme un musée à ciel ouvert des fortunes bâties sur le tabac entre le XIXe et le XXe siècle : les demeures des marchands, aux façades néoclassiques et aux intérieurs décorés à la turque, donnent sur des ruelles pavées qui montent vers l'ancien bazar. La population de la province compte une importante minorité musulmane et pomaque, installée surtout dans les villages montagnards du Rhodope, où l'on parle encore le pomaque aux côtés du grec et du turc. Chaque année, à la fin de l'été, le carnaval de Xanthi anime la vieille ville avec cortèges, musique et masques, devenant l'un des événements les plus suivis du nord de la Grèce.
Komotini, carrefour des croyances et des marchés
Chef-lieu de la province de Rodopi et de la Thrace occidentale, Komotini est peut-être l'endroit où le caractère pluriel de la région se ressent le plus nettement : en quelques centaines de mètres se côtoient des mosquées ottomanes comme la Yeni Cami et l'Eski Cami, des églises orthodoxes, un bazar couvert encore vivant et actif, et les quartiers universitaires liés à l'université Démocrite de Thrace, dont le nom rend hommage au philosophe né non loin de là. La ville ne mise pas sur une esthétique de carte postale mais sur une atmosphère authentique, faite de pâtisseries turques, de boutiques d'épices et d'un va-et-vient quotidien qui raconte la cohabitation mieux que n'importe quel discours.
Alexandroupoli et le phare sur l'Égée
Ville relativement jeune selon les standards grecs, Alexandroupoli se développa comme port et carrefour ferroviaire au XIXe siècle, à l'époque où elle s'appelait encore Dedeagac. Son symbole est le phare en pierre construit en 1880, qui domine le front de mer animé de cafés et de restaurants de poisson. C'est d'ici que partent les ferries vers l'île de Samothrace, tandis que l'aéroport Dimokritos fait de la ville la porte d'accès la plus pratique vers l'extrême est de la Grèce continentale, à deux pas de la frontière turque marquée par le fleuve Evros.
Le delta de l'Evros et la forêt de Dadia
Le fleuve Evros, qui marque sur une grande partie de son cours la frontière entre la Grèce et la Turquie, s'ouvre en un delta marécageux reconnu comme zone humide d'importance internationale : roselières, lagunes saumâtres et îlots de vase accueillent flamants roses, hérons, pélicans et des dizaines de milliers d'oiseaux migrateurs qui y font halte sur la route entre l'Europe et l'Afrique. Un peu plus au nord, la forêt de Dadia-Lefkimi-Soufli protège l'une des dernières populations européennes de vautour moine, aux côtés de vautours fauves, de percnoptères et d'aigles royaux : un centre d'accueil équipé d'observatoires permet de voir ces rapaces planer en toute liberté au-dessus des gorges boisées.
Le paysage entre montagne et mer
La région s'étire sur environ deux cents kilomètres d'ouest en est, coincée entre la chaîne du Rhodope, qui marque la frontière avec la Bulgarie, et la côte de l'Égée septentrionale. Dans l'arrière-pays, le paysage devient montagneux et boisé, avec des villages pomaks isolés et des routes panoramiques qui grimpent jusqu'à plus de mille mètres ; sur la côte alternent des ports historiques, des plages de sable et les eaux calmes qui séparent le continent des îles de Thasos et de Samothrace. C'est un territoire où l'on peut, en une seule journée, passer de la neige hivernale des sommets à la baignade en mer, un contraste que peu d'autres régions de Grèce peuvent offrir.
Saveurs frontalières : tabac, miel et cuisine ottomane
La cuisine de Thrace porte les marques de son histoire plurielle : on y mange des soutzoukakia épicés, des baklavas et d'autres douceurs de tradition ottomane aux côtés des plats de la cuisine grecque continentale, tandis que Thasos est réputée dans toute la Grèce pour son miel de pin, dense et aromatique, et pour son huile d'olive. Sur les marchés de Komotini et de Xanthi, on trouve encore des étals d'épices, de fruits secs et de douceurs turques qui racontent, mieux que n'importe quel musée, l'histoire commerciale de la région, autrefois carrefour des routes du tabac qui enrichit les familles de marchands dont les maisons se visitent aujourd'hui comme des monuments.
- Visiter le site archéologique de Philippes et son théâtre antique
- Se baigner à Saliara, la plage de marbre de Thasos
- Se promener dans la vieille ville de Kavala jusqu'à l'aqueduc de Kamares
- Observer les rapaces dans la forêt de Dadia depuis les observatoires du centre d'accueil
- Se perdre dans le bazar couvert de Komotini parmi épices et douceurs turques
- Admirer le coucher de soleil depuis le phare d'Alexandroupoli
FAQ
Qual è il periodo migliore per visitare la Macedonia Orientale e Tracia?
Quanti giorni servono per visitare la regione?
Come ci si sposta tra le province?
È una meta adatta a chi viaggia con bambini?
Serve il passaporto per visitare il confine con la Turchia?
Comment y arriver
- Aeroporto di Kavala Alexander the Great (KVA), a Chrysoupoli, circa 29 km da Kavala
- Aeroporto Dimokritos di Alexandroupoli (AXD), circa 7 km dal centro città
- Linea ferroviaria OSE Salonicco-Xanthi-Komotini-Alexandroupoli, con proseguimento verso Ormenio/Pythio al confine
- L'Egnatia Odos (autostrada A2) attraversa l'intera regione da Kavala fino al confine turco, collegando in circa tre ore Salonicco ad Alexandroupoli.
- Per raggiungere Taso conviene imbarcarsi da Keramoti, più vicino e con traghetti frequenti, oppure direttamente dal porto di Kavala.
Parfait pour
Filippi, patrimonio UNESCO, è tra i siti paleocristiani più importanti d'Europa.
Il delta dell'Evros e la foresta di Dadia sono tra le mete naturalistiche più ricche dei Balcani.
Taso regala spiagge di marmo bianco e villaggi di montagna a pochi minuti dal mare.
Xanthi e Komotini mostrano una convivenza secolare tra tradizioni greche, turche e pomacche.
Kavala racconta cinque secoli di storia ottomana attraverso l'acquedotto Kamares e la città vecchia.
À voir
À voir dans Macedonia Orientale e Tracia
Chemins · Trovido Route