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Nissaki

Nissaki tire son nom d'un petit rocher calcaire qui affleure à quelques mètres du rivage, si près de la plage qu'on peut l'atteind...

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Nissaki tire son nom d'un petit rocher calcaire qui affleure à quelques mètres du rivage, si près de la plage qu'on peut l'atteindre à la nage en quelques minutes : c'est de cet îlot miniature, "nissaki" justement en grec local, que le village a hérité sa propre identité et son propre nom. Nous sommes sur la côte nord-est de Corfou, l'île la plus septentrionale des Ioniennes, sur un tronçon où la route côtière grimpe entre oliveraies et cyprès, offrant à chaque virage un aperçu différent sur le canal de Corfou et sur les montagnes de l'Épire, en Albanie, qui semblent d'ici à portée de main. Nissaki n'est pas un village au sens traditionnel du terme, mais plutôt une poignée de maisons, de tavernes et de petits mouillages répartis le long de la baie et sur les hauteurs environnantes, à l'ombre du massif du Pantokrator, le point culminant de l'île. C'est l'une des étapes les plus appréciées de cette côte que les Britanniques appellent depuis des décennies la "Kensington au bord de mer", en raison de la concentration de villas élégantes et de la renommée littéraire apportée par la famille Durrell, qui passa précisément dans ces eaux les années racontées dans "Ma famille et autres animaux". Aujourd'hui, Nissaki reste un lieu de villégiature mesurée, où les galets blancs de la plage, le vert dense des oliviers centenaires et le bleu changeant de la mer composent un paysage qui semble s'être arrêté avant le tourisme de masse, tout en se trouvant à quelques kilomètres des villages les plus fréquentés de la côte.

Mis à jour le 8 juillet 2026

Nissaki 22°
Mer. 32° 22°
Jeu. 32° 23°
Ven. 32° 22°
Sam. 32° 22°

Activités

Activités à Nissaki

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Le récit

L'histoire de Nissaki

Le nom, le rocher et la géographie du lieu

Le petit îlot qui donne son nom au village n'est en réalité guère plus qu'un rocher couvert de maquis bas, séparé de la terre ferme par un bras de mer peu profond que les baigneurs traversent à la nage ou en pédalo par temps calme. Autour de lui s'ouvre la baie de Nissaki, resserrée entre des promontoires rocheux couverts d'oliviers et de cyprès, avec la plage de galets blancs qui descend abruptement vers une eau déjà transparente et profonde à quelques mètres du rivage. Le village proprement dit se développe en deux noyaux : l'un en bas, accroché à la côte, avec les quelques tavernes et les petits pontons de bois ; l'autre plus haut, le long de l'ancienne route panoramique vers Kassiopi, où se dressent des villas et des résidences plongées dans la verdure.

Corfou à travers l'histoire : des Corinthiens aux Vénitiens

Pour comprendre Nissaki, il faut la situer dans la longue histoire de Corfou, colonisée dès le VIIIe siècle av. J.-C. par des colons corinthiens qui y fondèrent Corcyre, l'une des cités-états les plus puissantes et les plus disputées du monde grec antique, protagoniste d'affrontements navals avec sa métropole Corinthe qui, selon Thucydide, contribuèrent à déclencher la guerre du Péloponnèse. À travers la domination byzantine, les incursions normandes et angevines, l'île passa en 1386 sous le contrôle de la République de Venise, qui la conserva pendant plus de quatre siècles, jusqu'en 1797. Ce fut Venise qui laissa l'empreinte la plus profonde : les deux forteresses de la ville de Corfou, les oliviers plantés par millions sur ordre des gouverneurs, l'architecture vénitienne du centre historique et même l'usage de l'italien comme langue des classes cultivées sont autant d'héritages de ces siècles, jamais effacés par les dominations suivantes.

De la domination française au protectorat britannique

Après la chute de la Sérénissime, Corfou passa brièvement sous la France révolutionnaire, puis devint la capitale de la brève République des Sept-Îles sous protection russo-ottomane, avant de redevenir française avec Napoléon, qui y fit construire la nouvelle forteresse et les défenses modernes. En 1815, après le Congrès de Vienne, les îles Ioniennes devinrent un protectorat britannique : les Anglais y construisirent des routes, l'aqueduc, le premier théâtre et introduisirent même le cricket, sport encore pratiqué aujourd'hui sur l'esplanade de la ville de Corfou. Le protectorat dura jusqu'en 1864, date à laquelle les îles furent cédées au royaume de Grèce en cadeau de mariage à l'occasion du couronnement du roi Georges Ier. C'est précisément l'héritage britannique, uni au charme paysager de la côte nord-est, qui fit de lieux comme Nissaki, Kalami et Kassiopi des destinations privilégiées pour les voyageurs d'outre-Manche dès le début du XXe siècle.

Le massif du Pantokrator et l'arrière-pays

Derrière Nissaki s'élève le Pantokrator, la plus haute montagne de Corfou avec ses 906 mètres, dont le nom vient du monastère dédié au Christ Pantocrator qui en couronne le sommet. Les pentes qui descendent vers la côte sont couvertes d'oliveraies centenaires, certaines aux troncs tordus vieux de quatre ou cinq siècles, entrecoupées de bosquets de cyprès et de terrasses en pierre sèche construites par les paysans à l'époque vénitienne pour gagner des terres cultivables sur les versants abrupts. Les villages de l'arrière-pays, comme Nissaki Chorio plus haut, conservent un caractère rural presque immuable, avec de petites églises byzantines, des fontaines publiques et un rythme de vie rythmé par la récolte des olives plus que par le tourisme côtier.

La plage de Nissaki

La plage principale de Nissaki est une langue de galets blancs et lisses resserrée entre deux promontoires rocheux, avec un fond qui plonge rapidement, offrant une eau d'un turquoise intense, parmi les plus limpides de toute la côte nord-est. Ce n'est pas une plage longue ni aménagée à grande échelle : quelques rangées de transats, deux ou trois tavernes aux tables presque les pieds dans l'eau, le roulis des barques de pêche amarrées à faible distance. Juste en face, l'îlot qui donne son nom au village invite à une baignade plus exigeante, tandis que vers le nord, accessibles à pied ou en bateau, s'ouvrent de petites criques plus retirées, appréciées de ceux qui recherchent une baignade loin des sentiers les plus fréquentés.

Kalami et la Maison Blanche des frères Durrell

À quelques minutes au nord de Nissaki se trouve Kalami, petite baie rendue célèbre par la famille Durrell, qui y séjourna dans les années 1930. La "Maison Blanche" à la pointe de la baie fut la demeure de l'écrivain Lawrence Durrell, tandis que son frère cadet Gerald, futur naturaliste et fondateur du zoo de Jersey, raconta précisément ces rivages dans le célèbre mémoire d'enfance "Ma famille et autres animaux", devenu au fil des ans un classique de la littérature de voyage et à l'origine de séries télévisées et d'un tourisme littéraire encore vivant aujourd'hui. La maison, aujourd'hui en partie transformée en taverne et en appartements, reste une étape presque incontournable pour ceux qui aiment parcourir les lieux racontés dans les livres, en se promenant le long de la même anse de galets et d'eau cristalline décrite il y a quatre-vingts ans.

Kouloura, le petit port de carte postale

Encore plus au nord, au-delà de Kalami, on rencontre Kouloura, minuscule baie en fer à cheval que de nombreux guides photographiques désignent comme l'un des points les plus évocateurs de toute l'île : un petit môle vénitien, deux ou trois tavernes de poisson, des cyprès qui se reflètent dans l'eau et, en arrière-plan, une ancienne oliveraie d'agrumes ayant appartenu à une famille noble de l'île. Il n'y a pas de véritables plages, seulement des rochers bas d'où plonger, mais c'est l'un des lieux les plus photographiés de Corfou au coucher du soleil, quand les barques de pêche colorées se détachent contre la lumière dorée et que les montagnes de l'Épire albanaise se teintent de rose sur l'autre rive du canal.

Agios Stefanos et Barbati

Vers le sud, en direction de la ville de Corfou, la côte offre deux autres étapes complémentaires à Nissaki. Barbati est une longue plage de galets et de gravier fin, plus large et plus aménagée, dominée par la silhouette rocheuse du mont Zervos et fréquentée surtout par des familles pour ses fonds en pente douce près du rivage. Agios Stefanos, à ne pas confondre avec le village homonyme de la côte nord-ouest, est un petit village de pêcheurs doté d'un port naturel et de ferries saisonniers vers Paxos et Antipaxos, les îles mineures au sud qui restent l'une des excursions en bateau les plus demandées par ceux qui séjournent le long de cette côte.

Kassiopi, le village-château du nord

À une dizaine de kilomètres de Nissaki, Kassiopi referme idéalement la côte nord-est avec son château byzantino-vénitien en ruine, construit sur un promontoire dominant deux baies jumelles. Dès l'époque romaine, Kassiopi abritait un temple dédié à Jupiter, visité selon la tradition même par l'empereur Néron ; au Moyen Âge, la forteresse fut disputée entre Angevins et Vénitiens avant d'être en partie démantelée par les Vénitiens eux-mêmes, de crainte qu'elle ne soit utilisée contre eux. Aujourd'hui, le village, avec son petit port plein de caïques et sa place animée le soir, est le centre le plus vivant de toute la région, destination de ceux qui recherchent vie nocturne et restaurants en plus de la mer.

La ville de Corfou, la capitale classée au patrimoine mondial

À une vingtaine de kilomètres au sud, la ville de Corfou (Kerkyra) est le point de référence naturel pour qui séjourne à Nissaki : le centre historique, avec ses étroites ruelles vénitiennes appelées "kantounia", la Spianada herbeuse, le palais Saint-Michel-et-Saint-Georges de style géorgien et les deux forteresses, ancienne et nouvelle, a été déclaré patrimoine mondial de l'UNESCO en 2007 précisément pour la stratification exceptionnelle d'influences vénitiennes, françaises et britanniques restées intactes. Il vaut la peine de lui consacrer au moins une journée entière, entre l'église Saint-Spyridon avec ses reliques vénérées dans toute la Grèce, le marché couvert et les cafés sous les arcades du Liston, construites au XIXe siècle en imitation de la rue de Rivoli à Paris.

Traditions, saveurs et culture populaire

La cuisine de cette région allie la tradition grecque à quatre siècles d'influence vénitienne et italienne, visible dans des plats comme le sofrito, des tranches de veau en sauce à l'ail et au vinaigre, le pastitsada, un ragoût épicé servi avec des pâtes tubulaires rappelant les sauces italiennes, et le bourdeto, du poisson mijoté au paprika fort. Les tavernes de Nissaki, Kalami et Kouloura servent du poisson d'une grande fraîcheur, souvent pêché par les mêmes barques amarrées devant la table, accompagné de l'huile locale, tirée des oliviers plantés précisément à l'époque vénitienne. Dans les villages de l'arrière-pays subsistent des fêtes religieuses liées au calendrier orthodoxe, avec des processions d'icônes et des fanfares de village, tandis qu'à la ville de Corfou la semaine de Pâques est célèbre dans toute la Grèce pour le lancer des "botides", grandes cruches de terre cuite brisées depuis les balcons au passage de la procession du Samedi saint.

  • Nager jusqu'à l'îlot de Nissaki et revenir vers le rivage
  • Visiter la Maison Blanche des Durrell à Kalami
  • Dîner à Kouloura en regardant le coucher du soleil sur l'Épire
  • Monter au village de Nissaki Chorio à travers les oliveraies centenaires
  • Explorer le château byzantino-vénitien de Kassiopi
  • Prendre le ferry saisonnier pour Paxos et Antipaxos depuis Agios Stefanos
  • Consacrer une journée au centre historique classé par l'UNESCO de la ville de Corfou
  • Faire du snorkeling dans les petites criques au nord de la baie

Quand y aller et comment vivre le lieu

La saison balnéaire à Nissaki va approximativement de mai à octobre, avec une mer déjà agréable à la fin du printemps et encore chaude tard en automne. Juillet et août apportent une pleine affluence sur toute la côte nord-est, avec du trafic sur la route panoramique vers Kassiopi aux heures du soir ; ceux qui recherchent une atmosphère plus tranquille feront bien de s'orienter vers juin ou septembre, quand les tavernes restent ouvertes mais les plages sont moins fréquentées et les températures restent estivales. L'hiver, comme dans une grande partie des îles Ioniennes, est pluvieux et de nombreuses structures touristiques ferment complètement, faisant de la région une destination presque exclusivement saisonnière, à vivre au rythme lent de qui choisit une baie pour y rester plusieurs jours, et non seulement pour la traverser.

FAQ

Come si arriva a Nissaki da Corfù città?
In auto o autobus locale (linea KTEL) lungo la strada costiera verso Kassiopi, circa 25 km e 35-40 minuti di percorrenza.
Qual è il periodo migliore per visitare Nissaki?
Da fine maggio a metà ottobre; giugno e settembre offrono mare caldo con meno affollamento rispetto a luglio-agosto.
Cosa vedere in una sola giornata nella zona?
La spiaggia e l'isolotto di Nissaki al mattino, poi Kalami con la Casa Bianca dei Durrell e Kouloura al tramonto per cena.
Dove si parcheggia a Nissaki?
Ci sono piccoli spazi sterrati lungo la strada costiera vicino alle taverne; nei mesi di alta stagione conviene arrivare presto o a piedi dalle ville vicine.
Nissaki è adatta alle famiglie con bambini?
La spiaggia di ciottoli scende rapidamente in profondità: è più indicata per bambini già a proprio agio in acqua; Barbati, poco distante, ha fondali più dolci.
Si possono raggiungere Paxos e Antipaxos da qui?
Sì, nei mesi estivi partono gite in barca e traghetti stagionali dal vicino porto di Agios Stefanos.

Comment y arriver

En avion
  • Aeroporto Internazionale di Corfù "Ioannis Kapodistrias" (CFU), circa 30 km
En voiture
  • Dalla città di Corfù seguire la strada costiera verso nord in direzione Kassiopi, superando Kondokali, Dassia e Barbati; circa 25 km, 35-40 minuti in auto.
Conseil
  • La strada panoramica è stretta e tortuosa in alcuni tratti: guidare con prudenza, specialmente nelle ore serali estive quando il traffico verso i ristoranti aumenta.

Parfait pour

Mare

Acque turchesi e trasparenti, isolotto raggiungibile a nuoto e calette appartate lungo la costa.

Storia

Duemilacinquecento anni di storia tra colonie greche, dominio veneziano e protettorato britannico.

Letteratura

I luoghi raccontati dai fratelli Durrell, da Kalami alla Casa Bianca.

Gastronomia

Taverne di pesce e piatti dal sapore veneziano come pastitsada e sofrito.

Natura

Uliveti secolari, cipressi e il massiccio del Pantokrator alle spalle della costa.

À voir

Da vedere a Nissaki