Kardhamaina
Sur les pierres du sanctuaire d'Apollon à Halasarna, un peu au nord de l'actuel port de Kardamena, sont gravées des inscriptions q...
Mis à jour le 8 juillet 2026
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Le récit
L'histoire de Kardhamaina
Origines antiques : d'Halasarna à Kardamena
Le site archéologique d'Halasarna, juste au nord du centre habité, conserve les traces de l'un des dèmes les plus importants de l'antique Kos. Les campagnes de fouilles, menées depuis les années quatre-vingt-dix, ont mis au jour un sanctuaire dédié à Apollon, les vestiges d'un petit théâtre et surtout un riche corpus d'inscriptions sur pierre documentant l'organisation civique, les cultes et les relations avec la cité-mère de Kos. Halasarna prospéra entre l'époque hellénistique et l'époque romaine, tirant parti d'une position favorable sur la côte méridionale de l'île, ouverte sur la mer et abritée des vents du nord. Selon certains chercheurs, le nom même de Kardamena dériverait d'altérations dialectales liées à cet ancien établissement, signe d'une continuité de vie millénaire sur ce tronçon de côte.
La forteresse de Paléokastro et les Chevaliers de Saint-Jean

Sur la colline qui domine le vieux village, on aperçoit les vestiges d'une fortification connue sous le nom de Paléokastro, un noyau défensif d'origine byzantine renforcé au XVe siècle par les Chevaliers de Saint-Jean, l'ordre religieux-militaire qui gouverna Kos et tout le Dodécanèse de 1315 à 1523. La forteresse faisait partie d'un réseau de tours de guet côtières conçues pour signaler, par des feux et des fumées, l'arrivée de navires pirates ou d'incursions ottomanes le long de la côte méridionale de l'île, particulièrement exposée car tournée vers l'Anatolie et les routes maritimes turques. Aujourd'hui subsistent des pans irréguliers de murs en pierre sèche, peu mis en valeur mais accessibles après une courte marche pour qui veut comprendre pourquoi le vieux village s'est développé en retrait de la ligne de côte, plus facile à défendre et moins exposé aux débarquements soudains.
Le XXe siècle : du séisme à la découverte touristique
Comme toute l'île de Kos, Kardamena porte elle aussi les marques d'une histoire récente mouvementée : de 1912 à 1943, le Dodécanèse fut sous administration italienne, une période qui a laissé des traces dans l'urbanisme et l'architecture de certains bâtiments publics de l'île, tandis que le violent séisme de 1933 endommagea lourdement plusieurs localités côtières, imposant des reconstructions et de nouveaux alignements urbains. Ce n'est qu'en 1948 que Kos et les autres îles du Dodécanèse furent réunies à la Grèce, après un bref passage sous administration britannique dans l'après-guerre. Pendant des décennies, Kardamena resta un tranquille village de pêcheurs et d'agriculteurs, voué à la culture de l'olivier et de la vigne ; le tournant survint dans les années quatre-vingt, lorsque les premiers voyagistes britanniques découvrirent sa longue plage de sable, déclenchant une croissance immobilière rapide qui transforma en quelques années le front de mer en l'une des zones les plus animées de l'île.
La plage et le paysage côtier

La plage de Kardamena s'étire sur plus de deux kilomètres le long d'un arc de côte orienté au sud, avec un sable clair et des fonds qui descendent en pente douce, idéaux pour les familles surtout dans la partie occidentale, plus proche du petit port. Vers l'est, où la plage s'élargit et devient plus sauvage, le vent meltem qui souffle régulièrement pendant les mois d'été crée des conditions quasi constantes pour le windsurf et le kitesurf, discipline qui a fait du village une destination reconnue à l'échelle internationale parmi les passionnés. Derrière la plage, des tamaris et quelques cordons de dunes sableuses séparent le rivage de la plaine cultivée en oliviers et légumes ; les jours les plus clairs, vers le sud-est se détache nettement la silhouette sombre du volcan de Nisyros, tandis qu'à l'est, au-delà d'un étroit bras de mer, on distingue les côtes de la Turquie.
Environs incontournables : Antimachia, Kéfalos et Nisyros
À une dizaine de kilomètres en direction de l'aéroport se dresse le village d'Antimachia, avec son château des Chevaliers de Saint-Jean qui abrite encore deux églises byzantines ornées de fresques et, juste à l'extérieur des remparts, une rangée de moulins à vent en pierre restaurés, témoignage d'une économie agricole qui, pendant des siècles, a cohabité avec celle de la mer. En poursuivant vers la pointe sud-ouest de l'île, on atteint Kéfalos, village perché sur un promontoire d'où le regard embrasse la baie de Kamari et l'îlot d'Agios Stefanos, où les ruines de deux basiliques paléochrétiennes des Ve-VIe siècles émergent presque au ras de l'eau. De Kardamena partent également des excursions quotidiennes en ferry vers Nisyros, petite île volcanique du Dodécanèse dont le cratère de Stefanos, encore actif avec ses fumerolles sulfureuses, se visite en moins d'une heure de marche depuis le village de Nikia.
Saveurs, traditions et quand partir

La cuisine de Kardamena et de tout le Dodécanèse a une âme marine : poisson grillé, poulpe séché au soleil avec huile et origan, crevettes de roche, mais aussi des plats de terre comme les kolokythokeftedes, les beignets de courgette typiques de Kos, et la pitaridia, des pâtes fraîches faites maison assaisonnées de tomate et de fromage local, accompagnés du miel de thym de l'arrière-pays et de vins blancs légers. La fête patronale d'Agia Anna, fin juillet, rassemble encore tout le village avec processions et danses traditionnelles, tandis que le quinze août les familles se retrouvent dans les tavernes du port. Pour profiter de Kardamena sans la foule, la période idéale reste mai-mi-juin ou septembre-début octobre, quand la mer est déjà chaude et les températures douces ; juillet et août restent les mois les plus animés et venteux, parfaits en revanche pour qui recherche vie nocturne et sports nautiques.
Expériences à ne pas manquer
- Se promener parmi les vestiges du sanctuaire hellénistique d'Halasarna, juste à l'extérieur du village
- Monter à la forteresse de Paléokastro pour une vue d'ensemble sur la baie et l'arrière-pays
- Essayer le windsurf ou le kitesurf sur la partie orientale de la plage, parmi les plus venteuses de Kos
- Prendre le ferry quotidien pour le cratère volcanique de Nisyros
- Visiter le château et les moulins à vent restaurés d'Antimachia
- Dîner dans une taverne du port avec du poisson frais et des kolokythokeftedes
FAQ
Come si arriva a Kardamena?
Qual è il periodo migliore per visitarla?
Cosa vedere in un giorno a Kardamena?
Dove si parcheggia in paese?
Quanti giorni conviene restare?
È adatta a famiglie con bambini o con animali?
Comment y arriver
- Aeroporto Internazionale di Kos 'Ippocrate' (KGS), circa 9 km
- Da Kos città, circa 27 km, si segue la strada litoranea verso sud-est; collegamenti diretti anche da Antimachia e da Kefalos.
- In alta stagione conviene noleggiare uno scooter o un'auto per raggiungere in autonomia Antimachia, Kefalos e le spiagge meno affollate, ed eventualmente prenotare in anticipo il traghetto per Nisyros.
Parfait pour
Spiaggia lunga e sabbiosa, con fondali dolci a ovest e vento costante a est, perfetto per windsurf e kitesurf.
Dal santuario ellenistico di Halasarna alla fortezza dei Cavalieri di San Giovanni, strati di storia a pochi passi dal centro.
Base ideale per il traghetto giornaliero verso il vulcano di Nisyros e per i borghi di Antimachia e Kefalos.
D'estate il lungomare si anima di locali e musica fino a tardi, con un'offerta pensata soprattutto per un pubblico giovane.
Taverne di pesce fresco e piatti tipici del Dodecaneso, dai kolokythokeftedes alla pitaridia.
À voir